Paul Vidil Precia

Paul Vidil nous a quitté le 2 février 2016 après une longue maladie, il avait 75 ans.

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Parmi les nombreux amis et connaissances venu lui rendre un dernier hommage nous étions une poignée de fidèles qui avions fait un bout de chemin auprès de lui pendant son sacerdoce chez Precia. Je dis sacerdoce car il y avait un dévouement admirable et sans faille chez lui, une espèce de foi qui le poussait à persévérer malgré toutes les contrariétés qu’il pouvait rencontrer. Ceux qui étaient là savent de quoi je veux parler. Ce vendredi dans la salle du temple de Chomérac, où il résidait , régnait une atmosphère de recueillement et de simplicité qui convenait bien à l’image que j’avais gardé de lui : un travailleur infatigable qui avait réussi mais qui était resté simple et modeste.

Comme l’a rappelé notre camarade Christian Sintes qui a retracé la carrière de Paul avec émotion, il a tout donné  à son travail et peut être trop donné. De 1966 à 1990  il a occupé plusieurs postes mais s’est illustré comme Directeur Commercial. Il a su patiemment consolider le réseau de revendeurs et contribuer à faire de Precia une société cotée en bourse en 1985. Puis en 1991, il a tiré sa révérence, la pression avait été trop forte.

Durant les années où je l’ai connu, de 1977 à 1984, ses journées entières étaient consacrées aux communications téléphoniques avec les balanciers, à la rédaction des offres et à la prise de commande. C’était certainement un des hommes les mieux informé de la profession.  Grâce à son réseau,  Precia avait toujours un coup d’avance dans la bataille féroce que se livrait les constructeurs de l’époque. Avec Anne Marie son assistante devenue plus tard son épouse, il formait un binôme d’une efficacité impressionnante ; dans ce temps-là, pas d’informatique mais le stylo à bille, le télex, la machine à écrire et le papier carbone !

Une grande partie de ses soirées était consacrée aux réceptions des clients et des  revendeurs avec l’entretien de l’amitié autour d’un bon diner et d’un dernier verre.  A cette époque, les visiteurs qui venaient à Privas restaient souvent à l’hôtel le soir et il fallait s’en occuper. Tout l’art de Paul était de les faire patienter entre deux communications pour leur consacrer du temps en fin de journée et dans la soirée. Mais même si les nuits étaient courtes, il était toujours le premier arrivé à son bureau de bonne heure le matin.

Pendant notre collaboration j’ai apprécié ses qualités humaines, sa force de travail et son sens de la négociation et comme tous ceux qui ont travaillé à ses côtés j’en garderai toujours un excellent souvenir.

Pour ceux qui souhaitent le revoir vous pouvez visionner une vidéo de 1988 ou il était interviewé.

http://www.ina.fr/video/CLC8902061361

 

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